Sport et environnement
Sport et environnement, c’est possible !Parce que l’événement se veut aussi éco-responsable, les organisateurs ont réfléchi à des moyens concrets pour réduire l’empreinte écologique de ce grand rendez-vous sportif et citoyen du Nord-Pas de Calais. L’accent s’est notamment porté sur les transports, le poste le plus énergivore de l’événement (75% des émissions des gaz à effet de serre). Un important service de navettes et trains a ainsi été mis en place pour inciter sportifs et supporters à se déplacer ce jour en transports en commun. D’autres idées s’inscrivent dans ce projet : le tri sélectif pendant et après la course, moins de papiers, plantation d’arbres pour compenser le CO2 émis.
Sportifs
50 bus et 3 trains supplémentaires à votre disposition !
« Tout a été pensé pour permettre aux participants d’avoir recours le moins possible à leur voiture », commente Thierry Dutriaux, responsable des partenariats chez Transpole. Bus et trains seront affrétés par Transpole (Lille), Tadao (Lens) et la SNCF (entre Lille et Lens) pour permettre aux sportifs de se rendre sur la ligne de départ puis d’être réacheminés chez eux par les transports en commun. Un exercice pas facile et il a fallu penser à toutes les hypothèses car la course a la particularité de ne pas être une boucle. Les sportifs partent d’un point A et arrivent à un point B.
Visiteurs
Ne venez pas en voiture !
Pour la 1ère fois, et suite aux travaux du futur Louvre-Lens, c’est à Lille et non plus à Lens comme le voulait la tradition, que se retrouveront les sportifs mais aussi les spectateurs venus les encourager en masse. Le Champs de Mars de Lille devient la ligne d’arrivée des 13 000 participants et 47 000 visiteurs. Au total, 60 000 personnes sont attendues sur le Champ de Mars ! « Les visiteurs auront tout intérêt à se rendre sur le site d’arrivée en transport en commun, reprend Thierry Dutriaux de Transpole. Aucune place de parking ne sera disponible sur le Champs de Mars ; de plus, deux voies de circulation du Boulevard de la Liberté sont réquisitionnées pour laisser passer les nombreuses navettes affrétées toute la journée au transfert des coureurs et randonneurs ».
Quelles solutions ?
Plus de transports
- 22 bus Transpole (Lille)
- 16 autocars (pour les randonnées plus lointaines)
- 12 bus Tadao (Lens)
- 3 trains supplémentaires seront mis en service, venant renforcer l'offre normale d'un dimanche entre Lille et Lens.
Gratuit pour les participants
Les inscrits reçoivent un « Pass coureur » ou « Pass randonneur ».
-   Le « Pass’coureur » (marathon et 10km) donne accès gratuitement aux bus, trains ainsi qu’à tous le réseau Transpole, y compris le métro.
-   Le « Pass’randonneur » même chose mais pas d’accès aux trains.
Des parkings relais gratuits pour les participants
-   Parking Euralille de Vinci Park (avant de reprendre votre véhicule, échangez votre ticket pris à l’entrée contre un ticket de sortie sur présentation du « Pass »).
-   Parking de Lille Métropole Communauté urbaine
Ces parkings sont situés à proximité de la gare Lille Flandres, lieu de départ des trains et des bus.
Pour les visiteurs et supporteurs
Moyennant l’achat d’un titre de transport, les visiteurs et supporters ont accès à tous les moyens de transport mis en place ce jour. Les parkings relais sont payants pour eux.
EN RESUME : Gratuit pour les participants et payant pour les visiteurs et supporters : pas de stress, pas de retard, pas de problème pour garer sa voiture et aussi, moins d’émission de CO2 (environ 10 fois moins qu’en voiture).
EX 1 : Un marathonien de la métropole
Il vient en métro jusqu’à la gare de Lille ou gare son véhicule dans le parking gratuit, il prend ensuite un train TER en gare de Lille Flandres qui l’emmène jusqu’à Lens. A l’arrivée, il monte dans une navette TADAO qui l’emmène au départ de la course. Au retour, il emprunte la navette sur le site de l’arrivée qui le ramène à la gare Lille Flandres, puis, reprend le métro ou sa voiture pour rentrer chez lui. Tout est gratuit.
EX 2 : Un marathonien lensois
Il laisse son véhicule au stade Bollaert ; il prend le départ de la course, arrive à Lille, puis emprunte la navette qui le ramène à la gare de Lille Flandres pour prendre le train direction Lens. Tout est gratuit.
EX 3 : Un coureur 10km lensois
Il se gare au stade Bollaert, prend le train jusqu’à Lille, puis il monte dans la navette vers le Champs de Mars, puis emprunte le car qui l’emmène à Emmerin. Au retour, il reprend la navette du Champ de Mars jusqu’à la gare et reprend le train. Tout est gratuit.
EX 4 : Un randonneur tourquennois pour le départ d’Haubourdin, 8km
Il prend le train ou le tramway jusqu’à la gare Lille Flandres. Il monte dans la navette qui l’emmène au Champ de Mars puis prend l’autocar qui le conduit à Haubourdin, départ de sa randonnée. Au retour, il reprend la navette qui le reconduit à la gare Lille Flandres et rentre chez lui en métro ou en tramway. Tout est gratuit.
EX 5 : Une famille de supporters lensois
Ils payent leur billet de train aller-retour pour se rendre à Lille. Puis, ils achètent un ticket de bus et emprunte la navette entre la gare Lille Flandre et le Champ de Mars, lieu de l’arrivée. Même chose au retour.
Tous les horaires des trains et bus sont sur www.laroutedulouvre.fr
Une petite soif ? Buvez local !
C’est la société des Eaux du Nord qui se charge d’alimenter et de rafraîchir les coureurs en eau. Captée dans la région, contrôlée, l’eau courante est la boisson la plus écologique et la plus économique. Les visiteurs sont attendus au bar à eau installé au « village arrivée » pour la goûter dans des gobelets en carton recyclé. Ils pourront être renseignés quant à sa qualité, et les quelques gestes à  adopter pour respecter son usage. La Chicorée Leroux mais aussi la bière Ch’ti, deux produits phares de la région, sont aussi à déguster sur place ! Consommer les produits de sa région est souvent plus écologique car ils suscitent moins de transport.
Les sportifs aussi participent au tri !
Dans le tri des déchets, tout le monde met la main à la pâte… Y compris les coureurs qui sont invités à jeter leurs déchets sur le parcours dans des poubelles de tri. L’une servant aux déchets organiques (bananes, oranges, biscuits), l’autre aux papiers d’emballage et aux bouteilles d’eau en plastique distribuées par les Eaux du Nord. Correctement triés, ces déchets, pourront être valorisés et recyclés. « On a conscience que ce n’est pas toujours facile, surtout pour un coureur en plein effort, de penser à jeter ses déchets dans la bonne poubelle », commente Etienne Fortin, de l’Espace naturel Lille métropole (ENM). « Mais on ne peut qu’encourager ce type de comportement », reprend Alice Dennetière, chargée de communication aux Eaux du Nord, partenaire de l’ENM pour cette mission, et pour qui respect de l’environnement rime avec qualité de l’eau.
Stop le papier et les sachets !
Une course est souvent l’occasion pour chaque participant de repartir avec un sac plastique, bourrée d’offres et d’avantages sous formes de publicités papiers des différentes enseignes, soit une dépense d’énergie estimée à 15 tonnes de CO2 ! Dorénavant, les coureurs se verront toujours offrir des réductions chez les professionnels mais sous forme d’un chéquier. Petit et pratique, il limite le gaspillage !
Même chose pour les plastiques. Proscrits de l’événement, ils ont notamment été remplacés par des sacs en toile et durables offert par les 3 Suisses, permettant à chaque coureur d’y ranger ses vêtements de rechange.
Quelle empreinte laisse-t-on derrière nous ?
Un événement quel qu’il soit suscite des déplacements et génère des déchets. Pour connaître l’impact de la Route du Louvre sur le réchauffement climatique, on identifie puis on quantifie toutes les empreintes de l’événement sur l’environnement. Les différentes données (transports, déchets, consommations, communications) seront ensuite converties en CO2 équivalent, l’unité de mesure commune retenue. Soucieux de l’écologie, les organisateurs ont confié cette étude à l’Ecole Centrale de Lille. Une fois le résultat connu, des arbres seront plantés pour compenser le CO2 émis. C’est l’Espace naturel Lille métropole qui est chargé de planter ces arbres à l’automne sur une des communes traversées par la course. L’année dernière, 400 arbres avaient été plantés à Wingles. Cette année, le nombre et les essences plantées dépendront des chiffres obtenus. C’est EDF Nord-Pas de Calais qui finance l’évaluation de l’empreinte écologique avec le soutien de l’ADEME, et participera aux cotés de l’Espace naturel Lille métropole au financement de la plantation des arbres.
Bientôt une trame verte Lens-Lille ?
A travers ces plantations d’arbres, la Route du Louvre participe à la création d’une trame verte, un projet futur et d’envergure qui pourrait réunir à terme les Espaces naturels des bassins lensois et lillois pour former une trame verte, sentier de randonnées permanent.